Ce post aborde une thématique importante liée à l’anxiété : la crise d’angoisse.
En effet, lorsque vous vivez une crise d’angoisse pour la première fois, vous ressentez dans un premier temps des symptômes physiques très intenses. Ainsi, ces sensations peuvent donner l’impression qu’il vous arrive quelque chose de grave, comme un infarctus, un évanouissement ou encore une perte de contrôle.
Par ailleurs, une crise d’angoisse (ou attaque de panique) peut survenir de manière ponctuelle et toucher n’importe qui. Dans ce cas, si elle reste isolée, il ne s’agit pas d’un trouble anxieux. Cependant, si elle se répète, il est recommandé de consulter un psychologue.
De mon côté, je suis psychologue clinicienne et je propose des consultations en visio depuis plusieurs années. Ainsi, vous pouvez également me contacter directement si vous souhaitez être accompagné(e).
Lors d’une crise d’angoisse, votre corps interprète une situation comme dangereuse, même si elle ne l’est pas réellement. Ainsi, il déclenche un système d’alarme automatique afin de vous protéger.
Les réactions corporelles les plus fréquentes sont les suivantes :
- Des palpitations cardiaques
- Une sensation d’oppression dans la poitrine
- Une difficulté à respirer ou une impression d’étouffement
- Une fréquence cardiaque élevée
- Une bouche sèche
- Des troubles digestifs (nausées, diarrhée, gaz)
- Des tremblements
- Des sensations de chaud et de froid
- Des vertiges ou étourdissements
- Des frissons

Dans un prochain article intitulé “ANXIÉTÉ : Pensées anxieuses et interprétations lors d’une crise d’angoisse” vous découvrirez plus en détail la signification de ces symptômes. Ainsi, cela vous permettra de mieux comprendre pourquoi ils apparaissent.
Un modèle pour comprendre la crise d’angoisse
Le schéma suivant, inspiré du modèle de Clark, permet de mieux comprendre ce qu’il se passe lors d’une crise d’angoisse.

Tout d’abord, la crise peut être déclenchée par un stimulus interne ou externe. Par exemple, un stimulus interne correspond à une sensation corporelle (comme des palpitations déjà vécues auparavant). En revanche, un stimulus externe peut être une situation ou un événement (comme prendre les transports ou se retrouver dans un lieu inconnu).
Ensuite, vous ressentez des symptômes de peur, notamment les sensations corporelles décrites plus haut.
Puis, vous interprétez ces sensations comme dangereuses. Par exemple : « j’ai des palpitations, je fais peut-être une crise cardiaque » ou encore « je perds le contrôle de mon corps ».
À ce moment-là, vous tentez souvent de contrôler ces sensations. Par exemple, vous pouvez vérifier votre pouls ou ajuster votre respiration. Cependant, plus vous focalisez votre attention dessus, plus les sensations peuvent s’intensifier.
Ainsi, les symptômes et les pensées anxieuses s’auto-entretiennent, ce qui renforce le cercle de la panique.
Pourquoi faut-il éviter d’éviter ?
Lors d’une crise d’angoisse, il est fréquent de vouloir fuir la situation pour se soulager. Cependant, sur le moment, cela peut sembler utile, mais cela entretient souvent le problème.
En effet, si vous quittez la situation et ressentez un soulagement, votre cerveau peut interpréter cela comme un danger réel. Ainsi, cela renforce progressivement l’évitement de situations similaires.
Par conséquent, plus vous évitez, plus la peur d’avoir peur risque de s’installer.
Cependant, changer ces réflexes n’est pas simple. Ainsi, un accompagnement psychologique peut être utile pour sortir de ce cercle vicieux.
Psychothérapie de l’anxiété
En psychothérapie, nous pouvons travailler sur plusieurs aspects :
- Apprendre à réagir différemment lors d’une crise d’angoisse
- Comprendre les réactions corporelles afin de diminuer leur impact
- Prendre du recul sur les pensées et sensations anxieuses
Enfin, la lecture de cet article ne remplace pas une prise en charge psychologique. Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez me contacter.
Je propose des thérapies en ligne depuis plusieurs années, ce qui permet un accompagnement flexible et accessible.